Nancy Dubé assume pleinement sa décision d’avoir refusé de contribuer davantage au projet de réfection de la piscine à La Pocatière.
Selon elle, la MRC de Kamouraska ne doit pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Appuyée par tous les maires, la préfète nouvellement élue a été sans équivoque. La MRC, avec une implication de 1,2 million de dollars, fait déjà largement sa part.
« On comprend que la piscine, c’est important, mais la capacité de payer des citoyens aussi. On n’est pas là pour les endetter davantage. Il faut être conséquent, puis il faut avoir du gros bon sens là-dedans. Puis moi, je n’allais pas pousser les maires, comme il y en a qui pensaient que j’allais faire. En tout cas, ils vont trouver les quatre prochaines années difficiles parce que je ne suis ni influençable, ni manipulable », de dire Nancy Dubé.
Nancy Dubé précise que les besoins sont importants aux quatre coins de la MRC. Sans minimiser l’importance du projet de réfection de la piscine, elle tient à rappeler que les autres projets sont également importants.
« Qu’est-ce qu’on va dire à l’aréna de Saint-Pascal? Qu’est-ce qu’on va dire à l’aréna de La Pocatière et son compresseur qui pète tout le temps? Qu’est-ce qu’on dit au quai de Kamouraska qui est en train de tomber dans l’eau et toutes les autres infrastructures qui sont utilisées par des milliers de Kamouraskois aussi », de mentionner Nancy Dubé.
Nancy Dubé n’a également pas été tendre à l’endroit du député provincial Mathieu Rivest et du député fédéral Bernard Généreux. Ils auraient milité pour que la MRC utilise l’argent en provenance des fonds éoliens pour majorer son aide financière dans le projet de réfection de la piscine. Selon la préfète, ce fonds ne doit pas être perçu par les élus comme un budget discrétionnaire ou comme un bar ouvert pour tous les projets.
« Ils parlent du fonds éolien comme si ça leur appartenait, ce n’est pas le cas, puis surtout pas M. Généreux à chaque fois qu’il me rencontre, il parle des revenus éoliens, il m’envoie des messages privés en disant que je vais avoir des millions avec le fonds. Je ne sais pas c’est quoi cette espèce d’obsession-là pour de l’argent qui ne leur appartienne pas », de confier la préfète.