Le conseil municipal de Baie-Comeau et les hauts fonctionnaires ont affiché lundi soir leur prise de position claire en faveur des personnes immigrantes pénalisées par l’abolition par le gouvernement Legault du Programme de l’expérience québécoise, le PEQ, et par les modifications apportées par le gouvernement fédéral au Programme des travailleurs étrangers temporaires.

Les élus, la greffière et le directeur général arboraient fièrement le coeur bleu à leur boutonnière, symbole d’appui au mouvement de solidarité provincial initié par l’Union des municipalités du Québec, qui réclame une clause de droits acquis pour les nouveaux arrivants établis qui vivent les impacts de la disparition du programme.

Le PEQ permettait jusqu’en novembre dernier aux travailleurs étrangers temporaires et aux étudiants étrangers diplômés du Québec d’obtenir un Certificat de sélection pour une demande de résidence permanente.

Le maire Michel Desbiens a exprimé son désaccord devant la disparition d’une mesure qui facilitait l’établissement des immigrants en région.

Dans la salle du conseil municipal, des représentants du Comité d’aide et d’accueil aux personnes ukrainiennes et d’autres pays ont applaudi à cette prise de position de la gouvernance locale.

Louise St-Pierre et Gérard Pourcel, un néoquébécois depuis près de 50 ans qui enseigne gratuitement le français à certaines personnes immigrées, se sont exprimés au micro.