L’avenir d’Aster, à Saint-Louis-du-Ha! Ha!, ne tiendrait qu’à un fil. Une trentaine de personnes ont assisté mardi soir à une assemblée générale spéciale.

Malgré une situation précaire de l’organisme, Malgré tout, de nombreux citoyens, dont la mairesse Mélissa Lord, ne sont pas prêts à baisser les bras. Toutefois, quatre des six membres du conseil d’administration ont voté pour la vente des actifs. La présidente Édith St-Amand fait d’ailleurs partie des gens qui sont en faveur d’une fermeture des installations. Elle quittera ses fonctions, tout comme les administrateurs qui sont en faveur d’une liquidation des actifs, afin de laisser la place à des gens qui militent pour une relance.

« Oui, parce qu’on était un peu au bout du rouleau, je vous le dis, après un an de problèmes financiers. Ça épuise les gens du conseil d’administration. Quand on vit ça, c’est un stress quasi hebdomadaire de savoir si on va passer au travers », de confier la présidente, qui va prochainement céder sa place.

 

 

La dette d’Aster s’élève à près de 100 000 $. De nombreuses mesures ont été prises dans les derniers mois pour diminuer les dépenses. Cependant, les revenus sont en baisse. Les revenus des ateliers éducatifs, qui remportaient près de 200 000 $ il y a quelques années, n’ont pas franchi la barrière des 100 000 $ en 2025.

« On était à cinq employés, maintenant on roule avec deux employés. On a dû réduire les dépenses au minimum. Le deuxième véhicule a été remisé. On a rapatrié tous les éléments administratifs dans l’observatoire pour réduire les coûts de chauffage. On a fait beaucoup d’efforts pour réduire les frais d’opération, mais même avec ça, ça fait que la situation est difficile parce que les revenus sont en baisse », de préciser Édith St-Amand.

 

 

Édith St-Amand a également cogné à toutes les portes pour dénicher de nouvelles sources de financement, mais les résultats ont été décevants. Selon elle, une relance des installations passe par une implication financière du milieu témiscouatain.

« Ce que je vous dirais, c’est que nous, au Conseil d’administration, on a frappé à beaucoup de portes. Je vous dis, le contexte budgétaire, c’est que la plupart des ministères et organismes n’ont pas de sous. Que ce soit au ministère de la Culture, que ce soit au ministère du Tourisme, c’est vraiment bloqué actuellement pour les aides financières. La solution, c’est de solliciter le milieu et de faire une campagne de financement pour aller chercher des sous », de mentionner Édith St-Amand.

 

 

Une assemblée générale aura lieu le 23 février prochain. À ce moment, cinq postes autour de la table du conseil d’administration, dont celui à la présidence, seront à pourvoir.