L’abolition par le gouvernement caquiste du Programme de l’expérience québécoise, le PEQ, pour mettre en vigueur une nouvelle façon de faciliter l’obtention du statut de résident permanent pour les personnes immigrantes sera à l’avantage des résidents des régions par rapport à ceux des grands centres.
C’est ce qu’avance une fois de plus le député de René-Lévesque, Yves Montigny, qui, en entrevue dans nos studios vendredi matin a fait valoir que le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) est pensé davantage pour les régions.
Car la priorité dans ce programme est accordée aux candidats francophones, diplômés et déjà établis dans leur région d’adoption.
Monsieur Montigny précise que ce sont les changements opérés par le gouvernement fédéral qui, en limitant le nombre de travailleurs à bas salaire que les entreprises peuvent embaucher, a conduit le gouvernement québécois à transformer ses propres critères.
Selon le ministère de l’Immigration, parmi les 347 personnes résidant sur la Côte-Nord qui ont soumis leur déclaration d’intérêt en 2025, un peu moins de la moitié pourraient recevoir une invitation à s’inscrire au PSTQ.
Des groupes de pression au Québec réclament une clause ‘grand-père’ (de droits acquis) pour garantir que les candidats arrivés dans la province puissent y rester.
L’abolition du Programme de l’expérience québécoise ne semble pas nuire à la volonté d’apprendre, du moins du côté de la Maison Alpha ABC à Baie-Comeau qui accuse une recrudescence marquée des inscriptions aux cours de francisation depuis quelques semaines.
Selon la direction de l’organisme, les nouveaux arrivants qui sont travailleurs temporaires ont vu venir le coup et font en sorte de se qualifier au Programme de sélection des travailleurs qualifiés.
Le directeur adjoint de la Maison Alpha, Eric Tchouandom, affirme que des travailleurs temporaires viennent même d’autres provinces pour obtenir ici leur certification aux examens et s’établir durablement au Québec comme au Canada.
Il souligne que des immigrants de langue étrangère déjà établis dans la Manicouagan veulent aussi se perfectionner.