Si vous avez remarqué les graffitis de couleur peints sur les bancs de neige la semaine dernière dans différentes localités de la Côte-Nord, avec des mots comme austérité, pénurie, exode, précarité ou appauvrissement, ils faisaient partie d’une campagne menée par le syndicat CSN et les groupes communautaires.
Cette action de visibilité ne serait que l’amorce d’une série prévue dans les prochaines semaines.
Les organisations nord-côtières exigent du gouvernement Legault d’abandonner ses projets de Loi à l’endroit des travailleurs et des mouvements sociaux et d’agir sur les priorités, parmi lesquelles, la crise d’abordabilité du logement figure en tête, du moins pour Michel Savard, porte-parole de la Table des groupes populaires, et pour Shawn Bourdages, coordonnateur de la Table régionale des organismes et corporation de développement communautaire de la Côte-Nord.
A cela s’ajoutent la hausse du prix du panier d’épicerie, l’incertitude économique et l’accès aux services publics de moins en moins évident.
Une redistribution de la richesse collective s’impose pour Line Sirois, directrice d’Action chômage Côte-Nord.
Selon ces groupes communautaires, la Côte-Nord s’en va frapper un mur et la hausse du salaire minimum de 0.50 cents le 1 mai prochain n’arrangera rien.
Shawn Bourdages rappelle que les sept milliards accordés en baisses d’impôts il y a quelques années auraient pu être investis dans les priorités identifiées par le milieu communautaire.
Le député de René-Lévesque, Yves Montigny, a déclaré qu’il allait bientôt rencontrer les groupes concernés par l’austérité que certains comparent aujourd’hui au régime libéral de Jean Charest et de Philippe Couillard.