À moins de deux semaines de la date butoir, Mario Roy, candidat à la direction du Parti libéral du Québec, reconnaît éprouver de sérieuses difficultés à réunir les fonds nécessaires pour officialiser sa candidature et accéder au débat face à son rival Charles Milliard.

L’agriculteur beauceron peine à atteindre le seuil requis de 15 000 $ en dons, condition essentielle pour être accepté dans la course, alors que la tendance actuelle favorise clairement Charles Milliard, qui pourrait être confirmé chef dès la mi-février. Mario Roy admet que le financement représente un obstacle majeur, sans toutefois révéler le montant exact amassé jusqu’ici, préférant attendre les prochains jours avant de tirer des conclusions. Pour être admissible d’ici le 12 février, il doit également recueillir 750 signatures réparties dans 70 circonscriptions et déposer une somme totale de 30 000 $, un défi qui s’ajoute à ses problèmes financiers actuels. Ses chances apparaissent d’autant plus fragiles qu’il éprouve aussi des difficultés à obtenir les signatures requises. À cela s’ajoute une dette de 18 000 $ provenant de la précédente course à la direction, conclue en juin 2025, où il avait terminé loin derrière avec moins de 1 % des voix.

Selon lui, le PLQ pourrait refuser sa candidature si cette dette n’est pas entièrement remboursée, ce qui doit se faire exclusivement par des dons. Pour l’instant, seulement environ 1 000 $ ont été récoltés à cette fin, obligeant le candidat à solliciter des contributions à la fois pour sa campagne actuelle et pour éponger son passif financier. Malgré quelques rencontres prévues avec des personnes intéressées à l’aider, Mario Roy ne bénéficie d’aucun appui public notable, alors que l’ensemble du caucus libéral et la majorité des membres soutiennent Charles Milliard. En dépit de ce contexte défavorable et de son statut d’outsider, le Beauceron affirme conserver l’espoir de poursuivre sa démarche, rappelant qu’il entend se démarquer idéologiquement, notamment en critiquant son adversaire qu’il qualifie de souverainiste en raison de son nationalisme assumé.