Le Dr Pierre-Olivier Dufresne, rattaché à l’urgence du CLSC de Pohénégamook, s’est commis dans une lettre ouverte lundi matin, dénonçant avec fermeté les coupures anticipées dans les soins de proximité dans le Transcontinental (Pohénégamook) et dans les Basques (Trois-Pistoles).
Il a rappelé, d’entrée de jeu, qu’en région, l’urgence de proximité représente l’épine dorsale du système. Il a renchéri en écrivant que fermer une urgence de proximité, « c’est nuire gravement à toute une population, c’est créer un désert médical ». Le médecin affirme qu’il n’y a pas de pénurie de personnel dans les urgences de proximité et que cela est en partie attribuable au fort sentiment d’appartenance de la communauté de soins.
Après 11 ans de pratique à Pohénégamook, Pierre-Olivier Dufresne affirme qu’une fermeture de l’urgence de nuit « entraînera un départ des médecins qui, en raison de particularités administratives, n’auront plus les conditions gagnantes à une pratique médicale de qualité ».
En agissant de la sorte, le CISSS du Bas-Saint-Laurent considère le personnel dévoué comme des pions, sans tenir compte de la vie de ses employés. Pierre-Olivier Dufresne martèle que de dévier les ambulances de l’urgence n’est qu’une « manœuvre machiavélique » pour aboutir à la fermeture. Selon lui, le véritable objectif n’est que de réduire le déficit budgétaire accumulé sur le dos de la population et des citoyens vulnérables.
Toujours selon le médecin, il est temps que la ministre Amélie Dionne « sorte de l’ombre pour protéger sa population ». Pierre-Olivier Dufresne ajoute que la députée de Rivière-du-Loup – Témiscouata – Les Basques prenne enfin le temps de répondre aux lettres, courriels et invitations envoyés pour éviter le pire, soit la fermeture de l’urgence de Pohénégamook et de Trois-Pistoles.