Un natif de Dégelis va bientôt s’envoler vers l’Italie afin de profiter de sa deuxième expérience aux Jeux olympiques, qui auront lieu à Milan et à Cortina d’Ampezzo.

Le physiothérapeute Bastien Garon va en effet accompagner et traiter les membres de l’équipe de patinage de vitesse longue piste. Il en sera à sa deuxième expérience olympique, lui qui avait fait le voyage vers Pékin en 2022. Il était alors au sein de l’équipe de traitement de l’équipe de saut acrobatique. Même avec l’expérience, il concède que les papillons sont toujours présents avant une aventure de la sorte.

« Contrairement à mon expérience de Beijing où j’étais physiothérapeute et qu’il n’y avait personne d’autre sur place d’un point de vue médical, cette fois-ci, au lieu d’avoir une délégation de six athlètes, on va avoir quinze athlètes. Donc, évidemment, l’équipe va être un petit peu plus grosse, ça fait qu’on a deux physiothérapeutes, dont moi, puis une massothérapeute », de mentionner Bastien Garon, qui s’envolera ce dimanche pour l’Allemagne pour un camp préolympique.

 

 

Le spécialiste, à l’emploi de la Clinique Cortex de Québec qui se veut une entreprise spécialisée dans les blessures musculosquelettiques complexes, pourra également effectuer son travail auprès de sportifs qui aspirent à des médailles. En effet, les membres de l’équipe de patinage de vitesse longue piste, qui aligne notamment Laurent Dubreuil, Isabelle Weidemann, Ivanie Blondin et Valérie Maltais, ont des attentes très élevées en Italie.

« C’est le sport canadien le plus médaillé aux Jeux olympiques d’hiver. C’est sûr qu’il y a une certaine pression de performance. Encore cette année, on compte sur une délégation d’athlètes avec des intentions et des capacités de podium », de préciser Bastien Garon.

 

 

Questionné à savoir s’il allait également pouvoir profiter de son voyage en Italie pour assister à d’autres compétitions, Bastien Garon rappelle que son mandat s’est élargi au sein de l’équipe de patinage, plus grande et plus sollicitée que celle de saut acrobatique. Il est aussi pleinement conscient que son travail pourrait avoir un impact majeur sur des athlètes qui vivent les journées les plus importantes de leur carrière respective.

« À Beijing, j’avais six athlètes, 5 jours de compétition sur 16, tandis que là, j’ai 15 athlètes, parce que malgré le fait qu’on est trois thérapeutes, je risque de travailler avec chacun d’entre eux. Puis on parle de 13 jours de compétition sur 16.  Moi, comment que je me l’exprime, ça ne me met aucune pression, mais c’est 13 fois la journée la plus importante de quelqu’un dans sa vie », d’avouer le physiothérapeute de Dégelis.