Une cinquantaine personnes ont assisté jeudi matin à la première assemblée des créanciers sur la faillite de l’usine F.F. Soucy. Notre service de nouvelles faisait d’ailleurs partie des personnes présentes de façon virtuelle.
Il a été possible d’apprendre que le syndic entretient peu d’espoir de voir de l’argent être distribué aux créanciers non garantis impliqués dans le processus de faillite de l’entreprise. Même son de cloche du côté d’un possible repreneuriat, alors qu’un intervenant, soit Jean Gagnon, associé chez Raymond Chabot, citait plutôt qu’une déconstruction du bâtiment après une vente des actifs serait plus envisageable. Un propos appuyé par Emmanuel Phaneuf, associé et syndic autorisé en insolvabilité, qui dirigeait la rencontre. En d’autres mots, les chances d’une relance de l’usine seraient très faibles.
Le dossier des salaires et vacances à payer aux employés est aussi réglé.
Les créanciers ont aussi appris qu’une entente, qui doit toujours être entérinée par un juge, est survenue avec Hydro-Québec. Le chauffage sera ainsi maintenu à l’intérieur de l’usine, et ce, en attendant la vente des actifs. En effet, une charge de 1,9 million de dollars a été acceptée afin de chauffer les installations lors des prochains mois.
Finalement, on mentionne que les processus enclenchés pour la vente des actifs pourraient s’étaler sur plusieurs semaines. Emmanuel Phaneuf, syndic de faillite et associé chez Raymond Chabot, mentionnait d’ailleurs à notre service des nouvelles plus tôt cette semaine que le processus n’est pas simple et quelconques transactions allaient nécessiter du temps, considérant la nature des actifs sur le marché.