Depuis mardi, les écoliers du Québec doivent désormais vouvoyer le personnel de leur école, une consigne annoncée l’an dernier par l’ex-ministre de l’éducation Bernard Drainville, afin de renforcer le respect et le civisme.
Cette mesure s’ajoute à celle adoptée dans la foulée qui consiste depuis l’automne à interdire l’usage du téléphone cellulaire non seulement dans les classes mais aussi dans les corridors et autour des établissements scolaires.
Rejoints cette semaine, les directeurs des deux écoles secondaires de Baie-Comeau constatent que l’application de ces deux mesures ne pose pas problème et se disent même agréablement surpris par les effets positifs qu’elles engendrent.
D’abord pour le vouvoiement, le directeur de l’école secondaire Serge-Bouchard, Steve Ahern, indique que les valeurs de respect étaient déjà présentes à 80% dans l’école, du fait que l’on y dispense le Programme d’éducation intermédiaire.
Donc l’instauration de cette consigne en milieu d’année n’a pas causé de choc.
Du côté de la polyvalente des Baies, le vouvoiement était moins répandu même si les adresses de ‘madame’ et de ‘monsieur’ étaient entrées dans les mœurs, selon le directeur général, Ken Bouchard.
Quant à l’interdiction du cellulaire, Steve Ahern constate qu’après quatre mois, les élèves collaborent avec l’appui des parents et que la direction a dû intervenir à 80 reprises depuis la rentrée, ce qui est peu selon lui.
De son côté, Ken Bouchard constate lui aussi une hausse de l’utilisation des jeux de table à la cafétéria et de l’intensité des conversations, au point que le bourdonnement des voix a exigé que l’on augmente le volume des cloches d’avertissement.
Mais l’absence des cellulaires a aussi entraîné le fait que des jeunes ont dû réapprendre à lire l’heure sur des cadrans.