La population du Transcontinental a envoyé un message clair aux instances gouvernementales mercredi soir. Plus de 400 personnes se sont réunis à l’intérieur de l’église du quartier Estcourt pour une consultation publique sur l’avenir de l’urgence de Pohénégamook.
Selon Gilles Pelletier, porte-parole du Comité pour le maintien des services médicaux d’urgence 24/7, la grogne de la population est palpable. Il n’a pas l’intention de baisser les bras, tant qu’il n’aura pas obtenu l’assurance du gouvernement de la sauvegarde de l’urgence à Pohénégamook. Une lettre, signée par les 400 participants à la rencontre, sera d’ailleurs acheminée à Amélie Dionne. L’objectif est d’obtenir un moratoire d’un an sur l’urgence.
« Le but, c’est d’avoir le temps de pouvoir dialoguer, de pouvoir travailler de façon transparente et de façon franche et honnête. Je dois dire que jusqu’à présent, les deux derniers qualificatifs ne sont pas vraiment respectés chez nos décideurs », de mentionner Gilles Pelletier.
La députée Amélie Dionne a passé un mauvais quart d’heure, elle qui a toujours refusé de rencontrer le Comité pour le maintien des services médicaux d’urgence 24/7. L’énumération de son inaction dans le dossier a régulièrement provoqué des murmures chez les citoyens présents.
« Nous sommes toujours prêts à avoir une rencontre avec Mme Dionne. On lui a offert des opportunités qu’elle n’a pas prises. Nous sommes prêts à la rencontrer n’importe quand. Elle est maintenant ministre, elle peut faire la différence dans ce dossier. Elle a une population qui lui dit clairement ce soir que sa priorité des priorités, c’est de maintenir son urgence 24 sur 24 », de lancer le porte-parole du Comité pour le maintien des services médicaux d’urgence 24/7.
Gilles Pelletier a également appris, par l’entremise d’une demande d’accès à l’information, que le CISSS du Bas-Saint-Laurent envisage depuis novembre 2024 une diminution des services à Pohénégamook. À ce moment, Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général, mentionne très clairement dans une communication écrite qu’il souhaite une urgence réduite pour le CLSC de Pohénégamook.
« C’est le docteur Carvalho qui s’adresse à la PDG de Santé Québec dans un message, dans lequel il dit qu’à Pohénégamook, on devrait avoir une urgence de 12 heures, avoir un cube d’ambulance en permanence dans la ville. Bien, je pense que quand il nous dit qu’il n’a rien de décidé, je pense qu’il y a quelqu’un qui ne dit pas la vérité », de confier Gilles Pelletier.