Une juge de la Cour supérieure a approuvé une entente historique de 31,5 M$ pour des victimes alléguées d’agressions sexuelles liées à l’archidiocèse de Québec.
Le recours collectif concerne des agressions qui auraient été commises par des prêtres et des employés depuis les années 1940. Le territoire du diocèse couvre notamment la Beauce et Chaudière-Appalaches.
À Saint-Ludger, Gaétan Bégin affirme avoir été agressé à plusieurs reprises par le curé Rosaire Giguère entre 1954 et 1957, alors qu’il avait de 14 à 17 ans. Il rapporte notamment des attouchements et d’autres gestes sexuels commis au presbytère et dans une voiture.
Selon son témoignage, trois de ses frères auraient également été victimes du même prêtre. En 1961, l’abbé Giguère a été nommé curé de Saint-Benoît, après avoir été placé « au repos » à la suite d’une dénonciation.
À Robertsonville, Pierre Bolduc affirme avoir été agressé par un prêtre en 1969, alors qu’il avait 12 ans. Il allègue avoir subi une cinquantaine d’agressions au cours de cette seule année, notamment au presbytère, à l’église et dans des résidences de la région.
Les demandeurs reprochent notamment au diocèse d’avoir exercé une pression morale et religieuse pour empêcher les dénonciations. Les allégations n’ont pas été prouvées devant un tribunal, et les victimes disposent maintenant de 90 jours pour présenter une demande d’indemnisation.